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Actualité

Faites le mur ! Prenez de la hauteur au gymnase Marie Paradis

Mise à jour le 15/10/2020
En 1808, Marie Paradis fut la première femme à atteindre le sommet du mont Blanc. En toute logique, dans le 10e, le gymnase qui porte son nom fait la part belle aux amatrices et aux amateurs d'escalade.

Un gymnase et deux murs

Dès son inauguration en 2013, le gymnase Marie Paradis disposait d'un mur d'escalade : 6 mètres de haut, 12 lignes de grimpe… En tout ce premier mur permettait à 22 personnes de pratiquer simultanément ce sport, qui déjà faisait de plus en plus d'adeptes.
Conséquence logique, chaque année, c’était la même rengaine lors des inscriptions au cours d'escalade. « Il y avait plus de demandes que de places disponibles. Le club devait refuser des inscriptions d’enfants, c’était dommage », se rappelle Thomas Proment, membre du bureau du Club Populaire Sportif du 10e (CPS10).
Face à cette frustration, très vite vient une idée lumineuse : « Nous étions tous réunis dans le patio, les différentes sections lors de la journée omnisport, à manger, discuter du manque de places, se remémore Thomas. En fixant le mur de la cour, nous nous sommes dit qu’il fallait le transformer en mur d’escalade avec une micro-toiture. En effet à Paris, les surfaces verticales ne manquent pas. Nous avons aussi pensé à une extension de la structure actuelle, au sein même de la salle de sports. »
Pour le financement, Thomas pense tout de suite au Budget participatif. D’autant plus que dans ce cadre, 30 millions d'euros sont consacrés aux quartiers populaires. Il prend en mains le projet, et dépose un dossier bien ficelé au mois de janvier 2017. Avant cela, des ateliers de co-construction ont été organisés pour consolider l'idée. Un architecte de la section escalade et un représentant de la Fédération sportive de gymnastique du travail s’y joignent notamment. Le coût est évalué à près de 125 000 euros.

15 à 20% de pratiquants en plus

Émilie Chaix - Ville de Paris
Mars 2017, le dossier est déclaré recevable. Thomas compte bien mettre ses compétences à profit pour faire voter son projet.
« J’ai deux casquettes professionnelles : celle du communicant et celle du chef de projet digital. Cela m’a aidé pour notre campagne de vote au Budget participatif. J’ai réalisé une vidéo et des tracts, j’ai fait appel à plusieurs de nos communautés, j’ai pris le micro pour défendre le projet lors d’un événement square Villemin, le long du canal Saint-Martin. J’ai également utilisé une exposition photo d’Adeline Monnier sur l’escalade comme support de communication. »
Le 5 octobre 2017, résultat des votes. « C’était comme pour les élections présidentielles. Quand j’ai appris que nous avions gagné, j’ai fait la fête… Peut-être un peu trop, j’avais compétition le lendemain », confie le grimpeur. Les services de la Direction de la Jeunesse et des Sports prennent contact avec lui pour la réalisation des travaux.
Dès le mois de décembre 2018, le gymnase se dote ainsi d’une extension de 55 m2 de la surface du mur d’escalade. Soit 7 lignes d’escalade en plus, ce qui permet 15 à 20% de pratiquants supplémentaires.

Grimper en plein air

L'étape suivante ? L’aménagement du mur extérieur, qui nécessitait une phase de conception plus longue. Et finalement, à la rentrée 2020, le nouveau mur d'escalade a vu le jour.
En tout, ce sont près de 180 m2 de surface grimpable, sur 12 mètres de haut, et 1065 prises réparties sur 15 lignes d'assurage (à différents niveaux de difficulté, pour varier les techniques, bien sûr).
Seul bémol, en raison du contexte sanitaire, avant de pouvoir en profiter, il faudra attendre la fin des mesures de restriction qui touchent les gymnases et les salles de sport…
SDLG - M10

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