Papillomavirus (HPV) et méningite : une nouvelle campagne de vaccination dans tous les collèges du 10e

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Mise à jour le 19/01/2026

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Les HPV, ou papillomavirus humains, sont responsables chaque année de 6 400 nouveaux cas de cancers. Pour s'en prémunir, tous les élèves de 5e, filles et garçons, peuvent aujourd'hui se faire vacciner gratuitement dans leurs collèges. Cette année, la vaccination contre les infections invasives à méningocoque ACWY leur est également proposée. Pourquoi faire vacciner son enfant et selon quelles modalités ? On fait le point.

Les HPV, c'est quoi exactement ?

Les HPV, ou papillomavirus humains, sont des virus très fréquents et hautement contagieux qui se transmettent par simple contact lors de rapports sexuels. Il en existe près de 200 types, et l'on estime que 8 personnes sur 10 y sont exposées au cours de leur vie.
Ces virus peuvent infecter les muqueuses génitales, ainsi que d’autres parties du corps telles que la bouche et la gorge. Le plus souvent, l’infection est asymptomatique et éliminée spontanément par l’organisme. Mais dans près de 10 % des cas, elle persiste et peut provoquer différents types de lésions précancéreuses puis évoluer en cancers. Le plus fréquent est le cancer du col de l'utérus, dont on diagnostique près de 3 000 nouveaux cas en France chaque année, lesquels résultent tous d'une infection aux HPV. Les hommes ne sont pas épargnés, et représentent un quart des quelque 6 400 cancers recensés chaque année en lien avec les HPV.
Il n'existe à ce jour aucun traitement contre les HPV. Pour s'en prémunir, le meilleur moyen reste la vaccination, les préservatifs n'apportant qu'une protection partielle vis-à-vis de l'infection. On estime en outre que dans 60 % des cas, celle-ci se produit au début de la vie sexuelle. C'est pourquoi le ministre de la Santé et le ministre de l’Éducation nationale ont décidé, en 2023, de lancer une campagne de vaccination nationale directement dans les collèges, à destination de tous les élèves de 5e.
Au vu de la recrudescence des cas d'infections, le vaccin contre les infections invasives à méningocoque (ACWY) est désormais proposé en complément aux collégiens.

Qu'est-ce qu'une infection à méningocoque ?

Cela induit des maladies très graves comme une méningite ou une septicémie, qui peuvent être mortelles ou laisser des séquelles importantes (surdité, retard mental, amputation d’un membre…).

Cette infection est provoquée par une bactérie, le méningocoque, dont plusieurs types existent : A, B, C, W et Y. En France, les méningocoques les plus courants sont ceux de type B, W et Y.

Les méningocoques sont des bactéries présentes dans la gorge et le nez de nombreuses personnes sans provoquer de maladie. Ces bactéries peuvent se transmettre par des contacts proches, prolongés ou répétés avec une personne infectée.

En plus des nourrissons pour qui la vaccination est obligatoire, les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement touchés. C'est pourquoi il a été décidé d'inclure des vaccins contre les méningocoques A, C, W, Y, qui sont sûrs et efficaces, dans la campagne de vaccination à destination des collégiens.

La vaccination dans les collèges, ça se passe comment ?

Le calendrier de vaccination dans le 10e
La campagne de vaccination à destination des élèves de 5e des collèges publics du 10e arrondissement se déroulera, pour la première dose, entre le 9 février et le 24 mars 2026. La seconde dose sera délivrée l'année prochaine, en classe de 4e.

Les collégiens qui avaient bénéficié d’une première dose en 2025 pourront être vaccinés selon le même calendrier au titre de la seconde dose.

⚠️ ATTENTION : pour pouvoir bénéficier de cette nouvelle campagne de vaccination, les collégiens doivent retourner l'autorisation parentale dûment signée et complétée en respectant le calendrier transmis par leur établissement :
Collège Valmy : date limite de transmission fixée au 12 janvier 2026
Collège de la Grange-Aux-Belles : date limite de transmission fixée au 26 janvier 2026
Collège Bernard Palissy : date limite de transmission fixée au 26 janvier 2026
Collège Françoise Seligmann : date limite de transmission fixée au 2 février 2026
Collège Louise Michel : date limite de transmission fixée au 2 février 2026
Collège Bossuet-Notre-Dame : date limite de transmission fixée au 9 février 2026

Aujourd'hui, la vaccination contre les HPV prévient jusqu'à 90 % des infections à l'origine des cancers, et elle est indiquée pour les filles aussi bien que pour les garçons.
Pour les jeunes âgés de 11 à 14 ans, deux doses sont nécessaires pour que le vaccin soit efficace. Ces deux doses de vaccin ne doivent pas être espacées de plus de 13 mois, ce dont tient bien sûr compte la planification des vaccinations dans les collèges. Un rattrapage est possible pour les 15-19 ans, avec un schéma de vaccination à trois doses.
Dans le cadre de la campagne de vaccination nationale, les élèves de 5e de tous les collèges publics de Paris (ainsi que ceux des collèges privés volontaires) sont invités à se faire vacciner dans leur établissement scolaire. Cette vaccination est entièrement gratuite et non obligatoire.
Les collégiens et collégiennes désireux d'en bénéficier devront se présenter le jour de la vaccination munis de leur carnet de santé et d'une autorisation parentale, signée par les deux parents.
Pour les enfants dont les parents n'ont pas rempli en ligne le formulaire d'autorisation parentale, il leur faudra apporter la version papier de cette autorisation parentale dûment complétée.
Les deux vaccins (contre les HPV et les méningocoques ACWY) peuvent être administrés en même temps, en fonction des éléments indiqués dans l’autorisation parentale.

Qui assure la vaccination et quelle surveillance ?

La vaccination est assurée au sein même des collèges publics parisiens par des professionnels de santé (médecin, sage-femme, pharmacien ou infirmier). Un médecin ou une sage-femme seront toujours présents lors des séances de vaccination afin de vérifier que tout se déroule bien et de répondre aux questions des enfants.
Tout enfant participant à cette campagne de vaccination restera sous la surveillance de l'équipe médicale durant les 15 minutes suivant l'injection afin de repérer toute manifestation d’effet indésirable. Un document lui sera par ailleurs remis pour expliquer comment réagir si des effets indésirables apparaissent dans les heures qui suivent (fièvres, douleurs au bras…).
La présentation du carnet de vaccination permet au médecin de vérifier que l'enfant est à jour pour toutes ses vaccinations. Si ce n’est pas le cas, il lui remettra une fiche mentionnant les rappels de vaccin à faire, ainsi que les coordonnées de centres de vaccination de la Ville de Paris, où ces vaccins sont administrés gratuitement.

Ces vaccins sont-ils vraiment sûrs ?

L'efficacité du vaccin contre les HPV est observée depuis plus de dix ans, en France (où plus de 6 millions de doses ont été prescrites à ce jour) comme dans le monde (plus de 300 millions de doses). Sa large utilisation, ainsi que les surveillances mises en place à travers le monde et les résultats d'études spécifiques ont confirmé son excellent profil de sécurité, reconnu par l'Organisation mondiale de la santé.
Comme l'attestent les études, les vaccins contre les méningocoques A, C, W, Y sont eux aussi sûrs et efficaces.

Foire aux questions

Il existe environ 200 types de HPV, ou papillomavirus humains. Certains de ces HPV peuvent se transmettre entre deux personnes lors de rapports sexuels sans qu'il y ait nécessairement de pénétration. Ils vont alors infecter les parties génitales, anales ou buccales.

Ces virus sont très fréquents et très contagieux. Presque toutes les personnes ayant déjà eu des relations sexuelles ont été en contact avec un HPV au moins une fois dans leur vie. Le plus souvent, l’organisme élimine spontanément le virus, mais dans certains cas l'infection perdure et peut provoquer, après plusieurs années, des maladies telles que des cancers, chez les hommes comme chez les femmes.

Le « vaccin HPV » est un vaccin qui permet de protéger contre 9 types de virus HPV très fréquents, et responsables de différents types de cancers : col de l’utérus, utérus, vagin, pénis, anus, cavité orale, oropharynx ou amygdales.

Le « vaccin HPV » protège aussi contre des tumeurs bénignes provoquées par certains types de HPV qu'on appelle condylomes ou verrues génitales.

L'utilisation d’un préservatif pendant les rapports sexuels permet de diminuer par deux le risque d'infection, mais il ne prévient pas la transmission. À l’heure actuelle, il n’existe en outre aucun traitement contre le virus lui-même. Le vaccin reste donc le meilleur moyen de se protéger efficacement contre les infections à HPV.

Il est fortement recommandé de réaliser la vaccination des garçons et des filles entre 11 et 14 ans, avant le début de la vie sexuelle, avec un schéma de vaccination en deux doses.

Il est toutefois encore possible de se faire vacciner entre 15 et 19 ans, avec un schéma de vaccination en trois doses.

La vaccination est également recommandée entre 11 et 19 ans pour les enfants immunodéprimés, et entre 9 et 19 ans chez ceux qui attendent une transplantation d’organe.

Le vaccin est préventif : il n’est pas efficace sur les infections déjà déclarées, seulement sur celles qui pourraient survenir une fois la vaccination faite. C’est pourquoi il est important que garçons et filles en bénéficient avant le début de toute activité sexuelle, même si cela paraît encore loin à leur âge.

Cette vaccination est proposée au collège, aux élèves des classes de 5e, afin d’atteindre un maximum de personnes au sein d’une même génération ou classe d’âge. Cette vaccination, entièrement prise en charge, facilite les démarches pour les parents, qui n’ont plus besoin de prendre rendez-vous chez leur médecin ni d’aller acheter le vaccin à la pharmacie.

Avec le lancement de cette campagne de vaccination nationale au collège, qui se reproduira tous les ans pour chaque génération d’élèves de 5e, les autorités sanitaires espèrent atteindre un taux de couverture vaccinale suffisant pour réduire la circulation des HPV et le nombre de cancers associés en France.

Oui. La vaccination sera assurée par un médecin et un infirmier expressément dépêchés dans les collèges. Un médecin sera toujours présent lors des séances de vaccination, afin de vérifier que tout se déroule bien et de répondre aux éventuelles questions des enfants.

Comme tout vaccin, le « vaccin HPV » peut provoquer certains effets indésirables, qui ne sont généralement pas graves.

Effets très fréquents (plus de 10 % des personnes vaccinées) :
- Douleur à l’endroit où l’injection a été réalisée
- Petite rougeur au site d’injection (l’endroit où l’aiguille a pénétré la peau)

Effets fréquents (moins de 10 % des personnes vaccinées) :
- Fièvre, douleurs musculaires ou articulaires

Effets peu fréquents :
- Malaise

Effets rares :
- Réactions allergiques pouvant se manifester par une éruption cutanée, un gonflement des yeux et du visage, des difficultés à respirer ou à avaler, une hypotension ou une perte de connaissance

En France, le « vaccin HPV » est recommandé depuis 2007 pour les filles, et depuis 2021 pour les garçons.

Dans d’autres pays comme l’Australie, elle est recommandée pour garçons et filles depuis 2007. Grâce à la vaccination, on y a constaté une baisse drastique du nombre de cancers du col de l’utérus depuis cette date. L’Australie espère avoir « éradiqué » ce cancer d'ici 2028. De la même manière, le Danemark devrait avoir éradiqué le cancer du col de l'utérus d'ici 2040, grâce à l'adhésion au programme de vaccination HPV et au dépistage.

La vaccination contre les HPV et les invasions à méningocoques ne sont pas obligatoires, mais elles sont fortement recommandées, pour les garçons comme pour les filles. C’est dans leur intérêt, afin de les protéger contre certaines formes de cancers à l’âge adulte et d'autres maladies graves.

Il est possible de faire une « vaccination de rattrapage » jusqu’à 19 ans, même si l’on a déjà eu des relations sexuelles.

La vaccination se fait avec deux injections pour les moins de 14 ans, et trois injections pour les 15-19 ans.
En participant à cette campagne de vaccination, vous contribuez à réduire la circulation des HPV, et donc le nombre de cancers associés en France.

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