Campements du nord du 10e : le point sur les mises à l’abri

Actualité

Mise à jour le 26/10/2026

Campement du boulevard de la Villette

Au métro Jaurès, sur le haut du quai de Jemmapes et le long du boulevard de la Chapelle, deux opérations de mise à l’abri se sont tenues au mois d'octobre. Retour sur les prises en charge et sur l’engagement de l’équipe municipale pour la dignité des personnes sans abri et la tranquillité des riverains.

Les mises à l'abri en chiffres

Les deux opérations des 8 et 14 octobre 2026 se sont soldées par les bilans suivants :

  • 139 personnes prises en charge dans le secteur de Jaurès et du quai de Jemmapes : 61 dans un dispositif de la Ville de Paris, et 78 dans les dispositifs de l’État ;
  • 332 personnes prises en charge boulevard de la Chapelle : 54 par la Ville de Paris, dont 3 au titre de l’aide sociale à l’enfance, et 278 dans les dispositifs de l’État.

Ces mises à l’abri constituent une première réponse aux conditions de vie particulièrement précaires des personnes concernées. Elles doivent s’accompagner d’un suivi social et de la recherche de solutions adaptées à la situation de chacune.

Une réponse pensée pour toutes et tous

Dormir sous une tente, sans accès suffisant à l’eau, à l’hygiène ou aux soins, en particulier en période de canicule estivale ou de grand froid hivernal, expose ces personnes à des risques quotidiens.

Mais la présence prolongée de campements affecte également la vie des riverains, qui sont confrontés à des difficultés de circulation, de propreté et de tranquillité du voisinage.

Alexandra Cordebard et l’équipe municipale défendent une réponse qui prenne en compte ces deux réalités : d'abord proposer un hébergement digne aux personnes à la rue, et par ailleurs retrouver un espace public accessible, propre et apaisé.

Cette double exigence suppose des places suffisantes et un suivi dans la durée. L’hébergement d’urgence relève de la compétence de l’État. La Ville de Paris et la mairie du 10e mobilisent également leurs moyens pour répondre aux besoins.

Le 10e prend largement sa part de la solidarité

Avec 24,5 places d’hébergement pour 1 000 habitants, le 10e se situe à plus de deux fois la moyenne parisienne. En comptant également le logement adapté, l’arrondissement dispose au total de 3 548 places.

Cet engagement se traduit aussi par des accueils exceptionnels : dès le 7 octobre, la mairie a ouvert ses portes à 27 personnes, dont 5 nourrissons.

Mise à l’abri et évacuation : les mots ont un sens

Une évacuation désigne le fait de faire quitter un lieu occupé. Elle peut s’accompagner de propositions d’hébergement, mais le terme ne le garantit pas.

Une mise à l’abri désigne l’accueil effectif dans un lieu d’hébergement. Cette protection, souvent temporaire, doit ouvrir la voie à un accompagnement adapté. Elle ne signifie pas qu’un logement durable a été attribué.

L’exigence portée par l’équipe municipale est que les interventions sur les campements s’accompagnent de solutions pour les personnes concernées.

Faire connaître une situation à la mairie

Vous constatez la réinstallation d’un campement ou une situation de grande précarité dans votre quartier ? Vous pouvez en informer la mairie à l'adresse znvevr10@cnevf.se[mairie10 puis paris.fr après le signe @], en précisant le lieu et les difficultés observées.

Ces informations contribuent au suivi des situations et permettent de saisir les services compétents, pour l’accompagnement des personnes comme pour les conditions de vie dans le quartier.