Exposition : Harmonies d’Arménie
Évènement
Mise à jour le 28/03/2025

Sommaire
Du 28 avril au 20 mai 2025, la Mairie du 10e accueille la nouvelle exposition photographique de Lydia Kasparian, qui célèbre la beauté intemporelle et indestructible de l'Arménie et de ses habitants.
Photographes de père en fille
Chez les Kasparian, la photographie est une histoire de famille qui se transmet de génération en génération.
Cette histoire commence avec Varastade, le grand-père de Lydia Kasparian, né à Samsun sur les bords de la mer Noire et rescapé du génocide arménien de 1915. Transféré en France avec une
centaine d’autres enfants, Varastade grandit à
la Gaudinière, un orphelinat arménien installé dans le Loir-et-Cher, puis fait son
apprentissage chez un photographe de Blois et ouvre, en 1947, le premier
studio de photographie de la ville de Montreuil-sous-Bois.
Ses
deux fils, Roger et Jacques Kasparian, décident de suivre la voie paternelle et deviennent eux aussi photographes. Le premier, surnommé « l’Œil des Sixties », a ainsi immortalisé les plus
grandes stars des années 1960 : Aznavour, Gainsbourg, Françoise Hardy, Edith
Piaf, Johnny Hallyday mais aussi les Beatles, les Rolling Stones, Louis Armstrong, ou encore Duke Ellington et Nina Simone. Et c'est tout naturellement que sa fille Lydia lui emboîte le pas !
L'Arménie, terre de contrastes et d'harmonie
Réservoir Azad ("Liberté" en arménien)
Credit
Lydia Kasparian
Petite fille de Parpi, au nord de Yerevan.
Credit
Lydia Kasparian
Hayravank, monastère du IXe siècle au bord du lac Sevan
Credit
Lydia Kasparian
En
novembre 2020, alors que la France est confinée pour la seconde fois suite à une nouvelle flambée de contaminations au Covid-19, la guerre fait rage entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. L'objet de ce conflit meurtrier, qui durera 44 jours et finira par conduire à l’exode forcé de plus de 120 000 Arméniens ? La
région du Haut-Karabagh, peuplée à 99 % d’Arméniens qui se sont constitués en République
autoproclamée de l’Artsakh en 1991.
C'est dans ce contexte que Lydia Kasparian décide de braver l'hiver et les restrictions de déplacements afin de se rendre sur place pour témoigner en photos de la situation en Arménie, entraînant avec elle son père Roger et son fils Norvan, alors âgé de 10 ans.
Entre 2020 et 2024, le trio a parcouru sans relâche les paysages célestes
de ce haut-plateau montagneux, sillonnant les routes arméniennes jusqu'aux frontières avec la Turquie, la Géorgie, l’Iran et l’Azerbaïdjan. Fruit de ces voyages, l'exposition « Harmonies d’Arménie » permet à Lydia Kasparian de donner à voir un pays tout à la fois beau et heurté.
Sourires d'enfants, regards de soldats emplis d'espoir, bergers et prêtres que l'on dirait venus d'un autre temps, monastères médiévaux et vieilles Lada issues de l’ère soviétique : que de contrastes et de richesses au cœur de ce pays attaqué et meurtri, qui ne cesse de se réduire
comme une peau de chagrin dans l'indifférence quasi générale. Il s'en dégage pourtant un puissant sentiment d'harmonie que Lydia Kasparian restitue avec force et émotion à travers ses clichés.
Une exposition, deux temps forts
Vernissage : lundi 28 avril 2025, 18h45
Ouvert à toutes et tous, le vernissage de l'exposition
« Harmonies d’Arménie » se déroulera le lundi 28 avril à partir de 18h45 en présence de la photographe Lydia Kasparian, d'Alexandra Cordebard, Maire du 10e, et de Laurence Patrice, adjointe à la Maire de Paris, déléguée dans le 10e à la Culture et au Patrimoine.
Ce temps inaugural mettra également à l'honneur les chants traditionnels arméniens grâce à la présence de l'ensemble musical Yerevan, créé à Paris en 2022 et composé de :
-
Artyom Minasyan (duduk)
-
Ruben Kniasian (duduk, dam, bourdon)
-
David Abrahamyan (dehol)

Credit
D.R.
Conférence : mercredi 7 mai, 18h45
Pour aller plus loin, Lydia Kasparian vous propose une conférence exceptionnelle qui sera l'occasion de plonger dans le destin de cette famille de photographes pas comme les autres.
En s’appuyant sur une sélection de ses clichés, l'artiste retracera le parcours de son grand-père Varastade, rescapé du génocide arménien de 1915, qui a fait ses premières armes comme opérateur au célèbre Studio Harcourt et qui finira par ouvrir son propre studio de photographie à Montreuil-sous-Bois, terre d’accueil historique pour de nombreux immigrants venus du monde entier.
Depuis lors, la passion de la photographie coule dans les veines de la famille Kasparian : on la retrouve d'abord chez son fils Roger (1938-2024), connu comme « l’Œil
des Sixties », puis chez sa petite-fille Lydia, dont les clichés exposés en Mairie du 10e offrent le précieux témoignage d’harmonies intemporelles et
indestructibles dans un monde ravagé par d'incessants conflits.
La conférence sera suivie d'un temps de questions-réponses avec le public.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Varastade Kasparian à la Gaudinière (Loir-et-Cher, 1925)
Credit
D.R.
Varastade Kasparian et son fils Roger au Studio Boissière (1960)
Credit
D.R.
Lydia Kasparian
Credit
D.R.
Informations pratiques
📅 Exposition à découvrir en accès libre du lundi 28 avril au mardi 20 mai 2025, aux horaires habituels d'ouverture
📌 Hall d'exposition de la Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg Saint-Martin. (Accès pour les personnes à mobilité réduite au 1, rue Hittorff.)
📌 Hall d'exposition de la Mairie du 10e, 72 rue du Faubourg Saint-Martin. (Accès pour les personnes à mobilité réduite au 1, rue Hittorff.)