Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité : le 10e engagé
Focus
Mise à jour le 13/02/2026
Sommaire
Chaque année autour du 27 janvier, la Mairie du 10e commémore la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau et organise des cérémonies d'hommage pour faire vivre la mémoire de la Shoah.
À l’occasion du 27 janvier, Journée internationale de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, la Mairie du 10e organise, depuis 2003, plusieurs temps de commémoration dans l’espace public ainsi que dans les établissements scolaires de l’arrondissement. L’occasion d’honorer les victimes, de transmettre la mémoire de la Shoah, et de sensibiliser les plus jeunes aux valeurs de tolérance, de respect et de dignité humaine.
La libération d’Auschwitz-Birkenau, symbole de la Shoah
Chaque année, le 27 janvier, sont organisés des hommages et des manifestations à travers le monde pour commémorer la libération, en 1945, du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Si Auschwitz-Birkenau ne fut pas le seul camp nazi et si d’autres groupes (Tsiganes, personnes en situation de handicap, opposants politiques, personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle) furent victimes de la politique de persécution de l’Allemagne nazie, ce camp est devenu le symbole de la Shoah – un terme hébreu qui signifie « catastrophe » – en raison du nombre de personnes juives qui y furent assassinées : plus d’un million.
Ce chiffre s’inscrit dans la politique d’extermination systématique fondée sur l’antisémitisme qu'a menée l’Allemagne nazie et qui a conduit à l’assassinat de six millions de juifs entre l’été 1941 et le printemps 1945, parmi lesquels 76 000 juifs de France.
Des commémorations organisées dans l’espace public
Afin de faire vivre cette mémoire dans l’espace public, la Mairie du 10e organise chaque année, le dimanche précédant le 27 janvier, des commémorations ouvertes à toutes et tous dans plusieurs lieux de l’arrondissement :
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au siège de l’Œuvre de Secours aux Enfants (117, rue du Faubourg du Temple)
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devant l’immeuble du 5-7, rue Jacques Louvel-Tessier
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devant l’immeuble du 9, rue Guy Patin
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devant la stèle en hommage aux tout-petits, morts trop jeunes pour être scolarisés, du jardin Villemin-Mahsa Jîna Amini (14, rue des Récollets).
Ces rassemblements, qui réunissent habitants, élus, associations et partenaires institutionnels, sont notamment l’occasion de fleurir les quatre stèles installées dans les rues du 10e et de rendre hommage aux personnes qui vivaient en ces lieux.
Un nécessaire travail de mémoire mené dans les écoles du 10e
Entre 1942 et 1944, environ 11 400 enfants furent arrêtés dans notre pays avec leur famille, par la police française, puis déportés et assassinés. Dans le 10e arrondissement, 730 enfants furent victimes de cette politique de persécution et d’extermination.
C’est pour préserver leur mémoire que, chaque année durant la semaine du 27 janvier, la Mairie du 10e et l’Association pour la mémoire des enfants juifs déportés (AMEJD) du 10e organisent des cérémonies dans les écoles, collèges et lycées de l'arrondissement comportant une plaque commémorative qui rappelle les noms et les âges des enfants et adolescents juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ces temps de recueillement s’appuient sur le travail des professeurs d’histoire et la présence des bénévoles de l’AMEJD du 10e, aux côtés des élus de l’arrondissement, afin de donner aux élèves des repères historiques et humains concrets. Ils constituent un temps pédagogique précieux pour sensibiliser les plus jeunes aux valeurs de tolérance, de respect et de dignité humaine, et sont l’occasion de réaffirmer l’engagement indéfectible de la Mairie du 10e en faveur de la mémoire, de la transmission et du vivre-ensemble.
