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Évènement

Le 10e rend hommage aux victimes de la rafle du billet vert

Mise à jour le 12/05/2021
Le 14 mai 1941, 3 710 Juifs étaient arrêtés lors la rafle dite du « billet vert ». C'est la première vague d'arrestations massives de Juifs sous le régime de Vichy. Quatre-vingts ans après, plusieurs cérémonies à travers Paris, et notamment dans le 10e, sont organisées en mémoire des victimes de cette rafle souvent méconnue.
Le 13 mai 1941, à Paris, 6 694 hommes juifs étrangers reçoivent une convocation de couleur verte émanant de la police française pour « examen de situation ». Plus de la moitié, pensant répondre à une formalité administrative, se rend dans les centres indiqués sur la convocation, notamment à la caserne des Minimes (3e), à la caserne Napoléon (4e), et au 33, de la rue de la Grange-aux-Belles (10e).
Ils sont immédiatement mis en état d'arrestation et aussitôt transférés à la gare d'Austerlitz. Ils sont déportés le jour même vers les camps du Loiret, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale. Ces camps, situé à Pithiviers, Jargeau et Beaune-la-Rolande, étaient des camps de transit qui servaient à regrouper les prisonniers juifs avant de les déporter vers des camps d'extermination.
Sur les 3 700 juifs arrêtés lors de la rafle du billet vert, 1 700 sont internés à Pithiviers et 2 000 à Beaune-la-Rolande. Prisonniers, ils patientent de longs mois sans savoir ce qui les attend. 700 hommes parviennent à s'évader, mais les 3 000 prisonniers restants seront envoyés à Auschwitz.
La rafle du billet vert marque le début des arrestations massives en zone occupée. Elle conduira à l'internement de 3 710 Juifs et précèdera de quelques mois les rafles de l'été 1942, dont celle du Vél' d'Hiv'.
En avril 2021, le Conseil de Paris a voté l'apposition de nouvelles plaques commémoratives sur les lieux d'arrestation de cette rafle.