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Dossier

Tout savoir sur la salle de consommation à moindre risque

Mise à jour le 03/11/2020

Informations principales

Contact
  • Horaires : 7 jours sur 7, de 13h30 à 20h30
  • Adresse : 4 rue Ambroise Paré - Paris 10e
  • Contact : 07 62 49 93 45 / [accueil puis gaia-paris.fr après le signe @]npphrvy@tnvn-cnevf.se[accueil puis gaia-paris.fr après le signe @]
Accès réservé aux personnes majeures.
La salle de consommation à moindre risque (SCMR), c'est quoi ?
Depuis que la Suisse a ouvert la voie en 1986, plus de 90 salles de consommation ont été implantées à ce jour dans une dizaine de pays. Plusieurs autres pays étudient actuellement la possibilité d'en ouvrir.
Les salles de consommation à moindre risque (SCMR) sont des centres qui offrent aux usagers de drogues un cadre d'usage et de consommation sécurisé leur permettant de consommer leurs produits dans de bonnes conditions d'hygiène et sous la surveillance d'un personnel qualifié capable d'expliquer les risques et de recommander des pratiques plus sûres.
Les drogues ne sont en aucun cas fournies et les intervenants n'aident pas à la prise.
Le taux de morbidité, les risques de mortalité, ainsi que les nuisances suscitées par la consommation de drogues dans l'espace public, sont ainsi réduits grâce à l'accès à un matériel d'injection propre et à un environnement surveillé.
Intégrées dans une réseau plus vaste de services proposés aux usagers de drogues, les SCMR ont également pour objectif d'établir un contact avec les plus marginalisés d'entre eux et de les orienter vers des dispositifs de soins ou services sociaux adaptés.
Le Conseil de Paris s'était prononcé dès 2010, en faveur de l'expérimentation d'une salle de consommation supervisée de drogues dans la capitale, puis a renouvelé son vœu en 2013, avant de voter le financement de la salle en 2016. Le Gouvernement s'est lui aussi saisi du dossier et une loi a été adoptée par le Parlement en 2015. Celle-ci autorise l'expérimentation de salles de consommation à moindre risque sur le territoire, dans les villes candidates.
De son côté, l'équipe municipale du 10e s'est engagée également pour qu'une SCMR soit ouverte dans l'arrondissement, dans le quartier Gare du Nord - Lariboisière, convaincue que ce dispositif pourrait apporter des réponses aux problèmes de sécurité et de santé publique qui s'y posent.

Le comité de voisinage

À intervalle régulier, un comité de voisinage réunissant les acteurs de l'expérimentation, les riverains, les partenaires et les associations se tient à la Mairie du 10e pour discuter et échanger sur le fonctionnement de la SCMR.
Comptes rendus des comités de voisinage
Conformément au fonctionnement du comité de voisinage, le compte-rendu du comité n°12 du 5 novembre 2019 sera mis en ligne après son approbation lors de la prochaine réunion.

Les documents ressources

Pour en savoir plus

Chiffres clefs
Diminution du nombre de seringues dans l’espace public autour des SCMR :
→ Sydney : -50 %
Source : National Centre in HIV Epidemiology and Clinical Research “Sydney Medically Supervised Injecting Centre evaluation report no. 4 : Evaluation of service operation and overdose-related events” (2007) Sydney : UNSW.
→ Barcelone : -76 %
Source : Vecino, Carmen, et al. "Apertura de espacios de consumo higiénico y actuaciones policiales en zonas con fuerte tráfico de drogas. Evaluación mediante el recuento de las jeringas abandonadas en el espacio público."Adicciones : Revista de socidrogalcohol 25.4 (2013) : 333-338.
Diminution du nombre de personnes consommant des drogues dans l’espace public autour des SCMR :
→ Vancouver : -50 %
Source : Wood E., Kerr T., Small W.,Li K., Marsh D.C., Montaner J.S.G.& Tyndall M. W., “Changes in Public Order after the Opening of a Medically Supervised Safer Injection Facility for Illicit Injection Drug Users”, 171 Canadian Med. Ass’n J. xxx (2004).
→ Rotterdam : -83 %
Source : Van der Poel, Agnes, CasBarendregt, and Dike van de Mheen. "Drug consumption rooms in Rotterdam: an explorative description." European Addiction Research 9.2 (2003)
Les grandes dates de la réduction des risques
1980 - 1990 : une personne sur deux contaminée par le VIH-Sida est un usager de drogues
1987 : vente libre des seringues pour personnes majeures
1989 : ouverture du premier lieu d’accueil d’usagers de drogues par Médecins du monde
1994 : accès aux traitements de substitution aux opiacés
2004 : reconnaissance et inscription de la réduction des risques dans la loi de santé
2010 : expertise INSERM favorable à l’expérimentation d’une SCMR
2012 : projet d’ouverture d’une SCMR porté par Gaïa-Paris et Médecins du monde
Février 2013 : le Gouvernement déclare son soutien au projet d’expérimentations de SCMR. 2 villes candidates : Paris et Strasbourg
Janvier 2016 : validation de la loi Santé 2016-41 par le Conseil constitutionnel, incluant l’expérimentation des SCMR
Automne 2016 : expérimentation d’une SCMR, à Strasbourg et à Paris, sur le site de l’hôpital Lariboisière (AP-HP)